Memories of Matsuko
2007-07-16 - Par Olivier Bonenfant

Note: 90% Quelle bébitte étrange ce film. On passe rapidement du vidéoclip à MTV, au drame social, à la comédie, au film pour enfant, à la comédie musicale, à la tristesse, à la comédie romantique kétaine, au film gore hard et à l’humour noir.
 


 
 
 


 
La suite

Il faut vraiment avoir l’esprit en éveil pour tout capter, c’est une grosse montagne russe qui réflète une vie plutôt difficile mais remplie de rêve. On suit donc la vie intense de Matsuko à travers son neveu qui doit faire le tri de ses objets personnels après sa mort. On enquète avec lui sur le meurtre de Matsuko en revoyant son passé. Le meurtre lui-même n’est pas sorcier, ce n’est pas du tout un film d’enquète et l’histoire de Matsuko se dévoile d’une façon plutôt ordonnée. Le charme du film est dans tout les drames que Matsuko a pu vivre qui expliquent la finalité de sa vie.

Le film est intense, mais hyper léger en même temps grâce à la personnalité rêveuse de Matsuko qui rappelle Amélie Poulain. Mais le monde enchanteur de Matsuko vire toujours plus sombre que celui d’Amélie, même si les deux ont une façon semblable d’affronter la vie et de rechercher l’amour sous la forme d’un rêve. Matsuko est plus une mésadaptée sociale que son équivalente francaise. Matsuko a une relation difficile avec son père, sa soeur, elle se fait renier, devient prostituée, devient battue, devient meutrière, devient mariée, devient prisonnère, devient réclue, devient assassinée. Un parcours de vie intense et lourd où tout découle malheureusement de sa relation problématique avec son père. C’est Doc Mailloux qui serait content. La notion de l’amour qu’elle entretient dans sa tête est tellement forte qu’elle fait souvent le choix de ne pas se respecter au nom de l’amour… sûrement un pattern de femme battue - Matsuko a deux amoureux qui la batte.

Il y a tant de chose à sortir et a analyser de son parcours de vie, c’est fascinant et en terme de réalisation, c’est toujours équilibré d’une façon à ce que le film ne soit pas déprimant. Visuellement, c’est toujours surréaliste, lèché, coloré voire même complètement psychédelique. Un look sur la bande annonce en dit long sur ça: kiraware.goo.ne.jp/trailer04.html… mais très peu sur le reste. J’ai adoré.

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2007-07-16 - Par Olivier Bonenfant

La face cachée
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