Immortel
2004-08-03 - Par Olivier Bonenfant

Note: 65% - Immortel est un projet qui à l'air d'être sorti de nulle part. C'est une collaboration France / Italie / UK et c'est réalisé et écrit par Enki Bilal, un yougoslave. C'est pas compliqué, son nom est partout à multiples reprises. En fait son nom revient tellement souvent dans les bandes annonces et les génériques que je me demandais si ce n'était pas une sorte de super-star européenne.
 


 
 
 


 
La suite

En réalité, il fait des comic books depuis un bon bout de temps mais n'a pas vraiment réalisé de film majeurs encore. C'est donc dire qu'il mise le tout pour le tout avec ce film qu'il traine littéralement sur ses épaules. Immortel c'est le film d'ENKI BILAL, compris? Il me manque du background sur le monde de Enki et en fait, j'ai pas l'intention de faire de la recherche. Ma critique est donc valide pour quiconque, comme moi, qui à de l'intéret pour le cinéma mais qui n'avait jamais entendu parler d'Enki Bilal auparavant.

Je n'ai pas aimé le film pour plusieurs points principaux. Le film est extrèmement éparpillé. Quand je dis extrèmement, c'est EXTRÈMEMENT. Le film tente de mélanger énormément de parcelles d'histoire, de prophécies, de race, d'émotions et de technologies. Immortel est une grosse pizza all-dressed qui gôute pas bon.

Premièrement, l'histoire tourne autour d'Horus qui se fait juger par les dieux de l'ancienne Égypte. Il doit se reproduire avec un femme très rare qui a le pouvoir de procréer avec les dieux. Il doit d'abord la chercher et après qu'il ait tué plusieurs personnes en tentant de prendre possession de leurs corps humain, il réussit finalement à prendre possession du corps d'un prisonnier qui devait être décryogénisé dans 1 an, à la fin de sa sentence pour crime divers contre les autorités gouvermentales en place. Il faisait partie d'un groupe pour la révolution et c'est aussi une parcelle d'histoire vague qui passe vite au second plan. Horus cherche un hôte humain compatible avec lui pour pouvoir faire l'amour à cette femme en utilisant le corps de son hôte. En entrant dans le corps du prisonnier, nommé Nikopaul, il lui laisse sa conscience mais reste présent en dedans de lui, ce qui, dans le film, se représente par Nikopaul faisant la discussion avec la voix de Horus dans sa tête. La jeune femme, Jill, est vite trouvée et elle est sans passé, aux cheveux bleus et aux larmes bleus. Elle fait partie d'une sorte de prophécie, son maître est un homme mystérieux qui semble créer des étoiles de temps en temps.

Passé un certain point, l'histoire se mêle et les directions partent de tous les sens. Des policiers se mêlent à l'histoire quand ils se mettent à retrouver les corps morts laissés par Horus. Il y aussi le fait que la pyramide des anciens dieux égyptiens flotte dans les airs au dessus de New-York et que les humains tentent encore de savoir ce que c'est sans pouvoir vraiment s'en approcher sans que les fasses exploser. C'est aussi un aspect du film qui est rapidement laissé de côté. La population humaine est aussi fractionnée entre les humains synthétiques, les vrais humains, les extra-terrestres et les mutants. Eugenics, une corporation au mendat imprécis, étudie Jill et mêne des opérations para-militaires douteuses. La fin est aussi agrémentée de la partie prophétique du film où son mentor, inutilement mystérieux, la quitte d'une manière semblable à Obi Wan Kenobi après qu'elle aille pénétré le centre de Manhattan, une zone protégée ou il fait froid et dans laquelle tous ceux qui y sont entrés avant elle sont mort. Tout ce bout du film est très agressant aussi. L'implication et le rôle de cette zone paranormale interdite de Manhattan est aussi vague. Le film nous dis pratiquement que si Jill accomplit sa destinée et qu'elle y entre, l'avenir des humains sera mieux mais ne tente pas de tout remettre en contexte par rapport au reste du film. Enki fait pensé à un enfant excité qui tente de raconter une histoire de 30 minutes en 5 minutes. Mais le pire c'est que son histoire de 30 minutes a pas l'air très interessante, ce qui m'a laissé froid devant l'histoire de 5 minutes. Il est clair qu'il a pensé longtemps à l'univers d'Immortel, mais il s'éparpille trop vite pour qu'on aille envie de le découvrir.

La direction artistique est bien interessante et est souvent comparée à celle du film Le 5eme élément. Le New York de Immortel est beau, la 3D des décors est bien souvent impeccable et l'intégration des acteurs dans ces décors est tout aussi réussie même si quelque peu forcée. La musique est efficace. Plusieurs effets spéciaux sont réussis et les designs de vaisseaux sont captivants. Un des problèmes relevés par certaines personnes est au niveau des personnages en images de synthèse. Il y en a beaucoup, trop peut-être. C'est une belle prouesse technique et une marque d'audace d'avoir mis autant de personnages en 3D, d'autant plus qu'ils sont loin d'être aussi fatiguants que Jar-Jar Binks. Cependant, pendant qu'il y en a qui sont très près du photoréalisme, d'autres sont très "qualité Playstation 2". Ceux-ci paraissent bien étranges aux côtés des acteurs humains. Et n'allez pas penser que ce ne sont que des figurants, beaucoup de personnages parlants sont en 3D, il y a certainement autant que de personnages humains. Ce détail est un peu surprenant mais on s'habitue rapidement.

Je voulais aussi mentionner que les rues aériennes à une voie sont bizarrement conçues, illogiques et non fonctionnelles. C'est clairement démontré dans la poursuite à bord de ces voitures volantes qui se produit vers la fin du film.

Immortel c'est un film spécial qui mérite un coup d'oeil. Par contre, il peut décevoir par sa lourdeur, et l'environnement indéfini et agacant dans lequel il se place.

Site officiel de Immortel


2004-08-03 - Par Olivier Bonenfant

La face cachée
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